Nature Habitée | Ambiances sonores

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La nuit des ombres

Marcher en silence dans les bois, entendre craquer les branches, l’hululement des chouettes et l’aboiement lointain d’un chevreuil qui prend la fuite. Parcourir les chemins avec pour seule lumière les rayons de la lune qui éclairent nos pas et dessinent la silhouette des arbres. S’imprégner de ces moments où la forêt n'est plus qu’arpentée par ses seuls habitants. Il faut alors voir avec ses oreilles, se sentir vulnérable et percevoir qu’en ces lieux, nous ne sommes que des invités.
Le mystère est aux portes de nos forêts et la nuit, des ombres s’y attroupent, loin du regard des hommes endormis.

Chouette hulotte

L’oiseau mystique

Être assis dans une friche forestière à la tombée de la nuit, affronter les bourrasques et la bruine. Tendre l’oreille en espérant entendre le ronronnement de cet être si discret. Espérer contempler son vol subtil, mélange de claquements d’ailes, de tournoiements et de cris aigus dans la nuit. L’atmosphère qui s’y dégage est exceptionnelle.
C'est avec les oreilles que la première rencontre s'est faite, un ronronnement sonore et ce claquement d'aile caractéristique de sa parade. Nous avions découvert sa présence il y a un an par hasard lors d’un affût visant à observer des cerfs en repousse. Ce n'est que cette année que l'engoulevent est venu chanter dans nos micros, figeant son chant dans notre enregistreur. Pouvoir capturer la parade de l'engoulevent, un oiseau aux mœurs nocturnes, n'est pas évident, encore plus de l'observer. Il faut se l'imaginer perché sur une branche un soir de pleine lune, baignant le lieu de son chant. L'engoulevent d’Europe représente avant tout une quête nocturne d’un être à la fois bruyant et fantomatique. Un oiseau correspondant à notre vision de la forêt, une forêt pleine de mystères et de créatures fantastiques.

Engoulevent d’Europe

La cascade du cincle

Le courant agite l’eau, elle ruisselle le long des rochers et s’écoule avec fracas. Parmi ce tumulte, un oiseau y règne et fouille avec adresse le fond des cours d’eau.

Cincle plongeur

Regard perçant

À la nuit tombée, des ombres déploient leurs ailes et chassent silencieusement. Venus le temps du printemps, des cris plaintifs viennent déchirer le silence de la nuit. Les jeunes hiboux n’ont pas encore acquis la méfiance de leurs parents, ils crient pour leur signaler leur présence et leurs désirs d’être nourris. Ce jeune hibou moyen-duc regarde imperturbable sur son perchoir ses parents partir en chasse. Que perçoivent-elles ces pupilles orangées du monde qui l’entoure ? Elles contemplent sûrement les halos d’une ville qui brille dans la nuit et écoutent les échos d’un monde endormi. Ce jeune hibou moyen-duc, futur seigneur de la nuit, sera confronté à une vie de tous les dangers entre la modification de son habitat, l’utilisation de rodenticide sur ses proies, la présence de lignes électriques et des potentielles collisions routières.

Jeune hibou moyen-duc

Sécheresse

Dans les étangs asséchés, la grenouille a perdu ses repères, elle rêve d’humidité et de fraîcheur. Un songe d’une mare dans laquelle les proies abonderaient et où l’eau la comblerait. En attendant le jour où le songe deviendra réalité, elle croasse plus fort pour tenter de couvrir le bruit des avions et des voitures qui polluent son paysage sonore.

Grenouille verte

Une pluie bénéfique

La pluie tombe doucement sur les feuilles et la forêt semble prise de frénésie, les oiseaux chantent, les feuilles crépitent sous les pas des mulots et la lumière perce à travers le nouveau feuillage des arbres. Dans ce décor printanier, la chevrette vient d’apparaître.

Chevrette, chevreuil.

Le plongeur des cascades

Le long des rivières où le courant fait s’écouler bruyamment l’eau, là où les cascades façonnent le paysage, un oiseau semble danser gracieusement entre les rochers. Il se perche, lustre son plumage imperméable et plonge soudain dans l’eau. Il marche sur le fond et fouille le sol pour en ressortir le bec chargé. L’observer, lutter et évoluer avec tant d’adresse contre le courant témoigne de toute la capacité des espèces à vivre en harmonie avec leurs milieux. Il est si discret que les touristes observent le paysage et passent sans s’apercevoir que ces cascades sont le lieu de vie d’un si bel oiseau.

Cincle plongeur

Le petit chanteur d'opéra

De nouveaux chants d’oiseaux se font entendre et annoncent le retour du printemps. Une mélodie plus forte que les autres retentit dans la forêt et son auteur ne tarde pas à se faire connaître. Il possède un chant puissant qui, lorsqu’on l’entend pour la première fois, nous laisserait croire qu’il est émis par un oiseau bien plus grand. Rapidement, on découvre un oiseau minuscule qui, du haut de son perchoir, fait résonner toute la forêt.

Troglodyte mignon

Le rituel des ombres

La pluie tombe à nouveau, la fraîcheur se fait sentir et les feuilles tombent petit à petit des arbres voltigeant dans l'air. L'automne enrobe doucement le paysage de ses bras et la forêt se remplit de la complainte parfois si discrète des cerfs en quête d'amour. Entendre ces souffles rauques fuser dans la nuit, voilà toute la beauté du brame, nulle besoin d'en voir l'auteur pour ressentir toute la puissance de cet animal. Les raires se répondent, se toisent, se rapprochent et parfois s'affrontent violemment.
Il suffit d'imaginer dans la nuit ces colosses, leurs bois voltiger au-dessus des fougères, les oreilles se dresser, les sabots écraser les branches et le cerf rattraper une biche qui tentait de s’éloigner de la harde.
C'est ce sentiment d’insaisissable qui rend tous ces instants si beaux. La photographie vient figer un moment mais tout ce qu'il y a avant le déclenchement, l’attente, l’écoute et l’espoir ne sont pas présents sur l’image et c’est pourtant peut-être là que réside toute la beauté.

Cerf élaphe, biche

À l’aube du printemps

Les nouveaux bourgeons sont venus orner les branches et le vert vient remplacer le brun des feuilles mortes qui tapissent encore le sol. Les pelages s’allègent, les sabots s’agitent, les groins remuent la terre et les oreilles surgissent des fourrés. Les graines mûrissent et les animaux en mouvement se délectent des jeunes pousses. Au moindre pas, c’est la vie qui respire. La rudesse et la torpeur de l’hiver laissent place à un sentiment d’ivresse. Le soir, le ciel se pare de couleurs cuivrées et la tiédeur se glisse dans l’air. Les yeux scrutent, s'attardent puis s'émerveillent sur ces instants de vie que seul le printemps peut nous offrir.

Brocard, chevreuil

Dans les carottes sauvages

Vient juillet, la torpeur, l’été et la saison des amours chez les chevreuils. Les brocards muscles saillants sont prêts à défendre leurs territoires face à l’intrusion d’un potentiel rival. Qu’importe le soleil et la chaleur, le brocard sifflant et haletant poursuit gracieusement la chevrette. Nous étions témoins de toute la beauté du rut du chevreuil.

Brocard, chevreuil

Coucou gris et pic noir

Le coucou gris marque l'arrivée du printemps, une légère pluie tombe. Le pic noir se fait entendre par ses longs cris. Les passereaux gazouillent au loin, je suis au pied de mon arbre, profitant du calme de cette clairière.

Merle noir

Assis dans un petit bosquet, nous attendons la sortie des chevreuils. Cette grande pâture bordée d'un petit bois accueille tous les soirs d'été de nombreux habitants : chevreuils, renards, lièvres et même un imposant mammifère célèbre pour sa parure. Mais ce soir, c'est un autre habitant qui apparaît et vient nous réciter sa partition, le merle noir.

Corneilles

Très peu appréciée, mais si intéressante, la corneille noire est souvent prise à partie. On lui reproche beaucoup de choses, à tel point qu'elle est classée ESOD (espèces susceptibles d’occasionner des dégâts). Ces cris ne symbolisent pas pour moi un dérangement, mais ils me rappellent plutôt la tranquillité du bocage normand.

Sonneur à ventre jaune

Un soir d'été, au milieu d'un chemin de randonnée dans le Jura, nous attendons le moindre bruit de cet être-vivant. Nous n'arriverons pas à capter leurs chants, mais ce sont leurs ébats que nos micros ont enregistrés au milieu de cette ambiance nocturne.

Une nuit d'été

La pluie est de plus en plus forte. Les oiseaux se sont tus. L'orage gronde dans la vallée.

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